J'y suis née

J'y suis née
J'y suis née (histoire vraie)

Sous le regard embrasé d'une montagne enchaînée.
J'ai ouvers mon livre pour y écrire la préface du silence;
Une
nouvelle larme parmi ces enfants sans enfance.
Quatre bouts d'un c½ur éparpillé dans cet univers

**
*

Sous le regard embarrassé d'un pays de feu et de sang
J
e me suis endormie sous la berceuse de mes soupirs.
Les pleurs glacés de ces orphelins sans joie ni sourires.
Quatre bouts d'une âme oubliée, petit c½ur errant.

*
**

Sou
s le regard embrad'un dictateurchaî
J'ai survécu sans été ni hiver...sans l'envie de rire ni derir.
De
s planètes inventées dans mes prunelles pour s'enfuir
Q
uatre bouts d'un petit c½ur qui songe à se libérer.

***


S
ous le regard de ma Roumanie que je n'ai jamais vue
Je suis restée, debout dans mon lit; enfermée de longs mois.
Parmi les silences immobiles d'enfants qui ont trop vécu.
Puis
un jour, trois bouts d'une enfant sauvée;ur adop

***

..
.Le dernier petit bout de ma vie, lui, est resté là-bas
A
u creux de mes Carpates qui se souviennent encore....


Ca
lli Kayan
Vendredi 17 Novembre 2007


Source Photo : photo perso
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# Posté le samedi 12 janvier 2008 22:04

Modifié le dimanche 13 janvier 2008 07:54

Le cri de l'arrogance

Le cri de l'arrogance
Le cri du silence

Le ciment du temps a sou mes vres,
Etouffant lclat de ce cri qui profanait encore;
L'auburn des pupilles s'est éteint sous les paupières...
E
t je rampe; ployant sous la force de mes torts.

***

L'encrier écoule son sang noir sur mes mains
Ces doigts, qui ne savent plus écrire ni frissonner.
A l
'ombre de l'arrogance et de la conquête du destin,
J
e suis devenu paraplégique duur; l'heure a sonné.

***

A l'aube de ce dernier petit matin, les étoiles s'éteignent
Ma silhouette gte sans envie, une ultime fois au règne
Le bâtiment de mon corps scroule, vicié par la gangrène
Mon c½ur Entreprise a perdu sa clignotante enseigne...


*
**

L
'arrogance se tait et sous la peau plissée de mes paupres
Je vois ce monde de va-et-vient; de simple quotidien sourire
M
ais j'avais nommé ma sectaire "Narcisse" au lieu de "Terre".
R
ecevez donc, l'au revoir muet d'un paraplégique qui vient de mourir.

C
alli Kayan
Mardi 2 juillet


source photo : >>Cliquez ici<<
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# Posté le samedi 12 janvier 2008 21:58

Modifié le dimanche 13 janvier 2008 07:35

Vis

Vis
Vis (histoire non vécue)

J'a
i posé sur tes lèvres un sourire triste
J'
aurais voulu te donner une larme de joie...
Ma
is je ne pu t'offrir en souvenir de moi...
Que
le visage fermé d'une volontaire autiste.

***

Ma
chère petite s½ur j'ai détruis la famille
Et toi tu as pleuré, tu n'avais plus de père.
A
18 ans, Aveugle comme la frêle chenille;
T
u me hais, moi la mère de tes larmes amères

**
*

Qu
elques gribouillis, des chiffres, une photo...
Pour
un dossier classé, rangé dans un tiroir.
Sous des centaines d'autres même histoires...
M
a petite s½ur, regarde derrière le miroir.

**
*

Un
sceau de justice au rouge un peu passé,
Un
e estrade en bois qui craque sous les pas;
Un v
ieil avocat en toge noire qui plaidoie
Et
la voix, si lointaine d'une fillette violée.

*
**

Ma petite s½ur tu ouvres de grand yeux
D'e
nnemie je passerai peut-être à héroïne...
Et de déchireuse à déchirée, une victime.
J'ai
tant pleuré sous ses câlins incestueux.

***

Je n'ai pas eu la force de rester, je suis partie
Refusant d'immiscer ma peine dans ton regard... Je t'aime
Je me suis envolé avec mes haillons, ma core et ma haine
P
etiteur oublie cette ombre; évince-moi...vis !



Ca
lli Kayan
M
ardi 1 mai 2007


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# Posté le samedi 12 janvier 2008 21:50

L'assembleur d'écho

L'assembleur d'écho
L'assembleur dcho

Du silence de mon travail découlera l'écho.
D
u bois que l'on entaille au chant final des mots;
D
e la naissance prodigue à la gloire grandissante.
Mes larmes brisent la digue, fières de celui que j'enfante.

*
**

Du silence de mon amour coulera cet écho.
Sous les lumres dansantes les yeux mi-clos...
Je m'ouvre au chant de l'enfant; sa mélodie de c½ur.
Ecoutez mes vers sans paroles, lisez sur mes pleurs...

*
**

La rivre indolente qui coule invisible mais tenace
Je murmure ces notes de solfège que je connais mot à mot
Lisez sur les sillons que mes larmes vous trace
Moi, re de l'art; je suis l'accordeur de ce piano.



Calli Kayan
D
imanche 29 juillet 2007


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# Posté le samedi 12 janvier 2008 21:43

Je pars

Je pars
Je pars

Une lueur vacille entre Terre et Lune
L
a brume oscille, courant montagnes et dunes.
L
e jour steint; pas à pas. Votre monde s'enfuit
E
t mon étoile s'en va, dans cette nuit qui bleuit

***

L
'enfant s'est endormi et rêve de nuages.
A
cheval sur ma vie jcris de la prose...
Larme silencieuse glisse sur la lune rose.
H
abillant les lèvres pieuses d'une peine sans âge

***


La
vie a gravé ses collines sur ma frêle poitrine.
Les années sillonent mes lignes, courant mon échine;
Le fusain du portrait d'enfant s'efface à l'encre des émois
Comme une main stend; le temps voyage en moi

***

U
n peu de lassitude, perle au coin de mes prunelles
U
n songe pour plude; je rêve de repos éternel.
J'offre un dernier sourire à votre monde trop gris...
Vous léguant pour soupir; un brin de poème sur la vie.

***

Souvenez-vous de l'enfant qui chantait au bord des rives.
Celui qui mirait dans l'étang le printemps qui arrive,
Peut-être a-t-il trop souffert ? Il s'enfuit désormais.
Eparpillant votre poussière d'un dernier coup d'aile.

© Calli Kayan
Samedi 22 décembre 2007


Dessin = ma couverture de receuil sous copyright
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# Posté le samedi 12 janvier 2008 21:31